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Voici comme promis hier un focus sur les thématiques que j’ai privilégiées lors de mon passage aux TechDays 2010.

En fait, je ne m’attarderai pas sur Office 2010. Cela fait maintenant 2 mois que j’utilise la version beta et cela marche plutôt bien. Sharepoint 2010 ammène également son lot de nouveautés avec en particulier un support avancé des ressources multimédia (videos notamment). Mais je m’écarte de mon sujet.

Il y a vraiment deux sujets que je veux mettre en valeur cette année.

Même pour un œil peu averti, il apparait évident que Microsoft continue son rapprochement vers les autres plateformes de développement. Ainsi n’ai je pas été le seul à relever hier les nombreuses références à PHP et à Java.

C’est d’abord avec le support souligné de PHP et Java sur Windows Azure dès la plénière du matin que le sujet est venu sur le tapis. Puis, dans l’après midi, une session, notamment, dédiée à l’industrialisation en environnements de développement hétérogènes a confirmé la tendance.

L’événement significatif en ce sens est le rachat par Microsoft fin 2009 de Teamprise de SourceGear. Teamprise est une suite d’outils qui permet à des développeurs hors VisualStudio d’accéder aux fonctionnalités de Team Foundation Server (TFS). Cela se traduit notamment par la mise à disposition d’un plugin pour Eclipse.

Ce plugin permet tout simplement d’utiliser TFS comme serveur de gestion de sources pour tout projet géré via Eclipse, et notamment les projets Java. La suite Teamprise fournit également une intégration de scripts Ant et Maven au sein de builds TFS, permettant ainsi la mise en place de chaînes de compilation et de packaging multi technologies et la centralisation des rapports d’exécution au sein de TFS.

Windows Azure, c’est l’offre cloud selon Microsoft.

En pratique Windows Azure offre des fonctionnalités communes aux offres cloud, telles que le déploiement à grande échelle de ses applications et la gestion de plusieurs scénarios de montée en charge ou encore l’accès à des structures spécifiques de stockage (Blob, Table, Queue, Drives pour Azure) et les API qui vont avec.

Windows Azure offre également des fonctionnalités tout à fait remarquables. Je retiens pour ma part SQL Azure, une base de données SQL accessible par vos applications dans le cloud ou directement par les applications de votre SI, qui vous permet d’accéder à vos données comme vous l’avez toujours fait. C’est à ma connaissance la seule offre cloud qui propose un stockage relationnel des données et un accès SQL à celles-ci.

Autre caractéristique tout à fait remarquable : le support officiel de PHP, Java et MySQL. Cela ouvre des perspectives extraordinaires : création à faible coût d’applications capables de tourner aussi bien dans son environnement de production traditionnel que dans le cloud ou encore, plus directement et à court terme, l’adaptation aisée vers le cloud d’applications existantes.

Là où les présentations Windows Azure deviennent passionnantes c’est que Microsoft ne se prive pas de nous expliquer ce qu’il y a sous le capot. Nous saurons ainsi que Windows Azure, c’est l’OS, basé sur Windows Server 2008. SQL Azure est quant à lui une version bridée de SQL Server 2008 et l’ensemble s’appuie sur des machines virtuelles et une infrastructure automatisée de gestion du cycle de vie de ces VM.

Des zones d’ombre persistantes, il y en a cependant. En premier lieu la question de la tarification. Elle n’a été abordée par aucune des deux présentations que j’ai pu voir. Et ça se comprend lorsque l’on se réfère à la grille détaillée des tarifs. Il est en effet nécessaire de prendre le temps de rapporter les différents tarifs unitaires à son propre cas.

Et puis les SLA. Microsoft affiche des engagements clairs sur le sujet avec en moyenne 99,9% de disponibilité. A ce sujet deux aspects au moins sont à approfondir. D’une part, les configurations minimales exigées pour ces SLA : elles pourraient se traduire par exemple par la souscription obligatoire d’un déploiement sur deux machines minimum. D’autre part, l’applicabilité de ces SLA sur l’ensemble des technologies supportées, autrement dit : aurai je le même service si je choisis .Net et SQL Azure ou si je retiens Java et MySQL ? Compte tenu de l’effort apporté au service SQL Azure, il est probable que non.

Bref, une offre à surveiller de près.

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