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J’ai assisté récemment à une n-ième présentation sur les méthodes agiles (“l’Agile”).

Deux parties :

  • Une introduction pertinente et efficace à l’Agile
  • Une vision originale des bonnes pratiques Agile, hors de toute méthodologie spécifique.

Les orateurs ont des messages tout à fait intéressants à nous transmettre. Mais voilà, il n’ont pu éviter ce que je vais désormais appeler le bulldozer Agile. Celui qui écrase tout sur son passage. Bon d’accord, j’exagère un peu.

Entendons nous bien je ne jette la pierre à personne, tant il semblerait que toutes les présentations sur l’Agilité commencent de la même manière, néanmoins :

Non, tous les projets dits “traditionnels” ne dépassent pas leur délais et/ou leurs charges.

Non, tous les projets “traditionnels” ne livrent pas à leurs clients des produits à 100 000 lieux des besoins clients.

Et, non, non et non, les projets “traditionnels” n’en sont plus au simple et historique cycle en V. Voilà un moment que ces projets sont en Y ou en double-V, en itératif incrémental et en participatif.

Bien entendu cela ne réduit pas les intérêts de l’Agile. La pratique rend ceux-ci rapidement indéniables. Cependant la pratique, le professionnalisme, la valeur des chefs de projets en place n’est pas aussi aisément jetable.

Alors pourquoi faire de l’Agile; Qu’est ce que cela apporte. Et bien l’agili, monsieur Jourdain !!!

Qu’est ce à dire ? Ceci : La plus value principale des approches Agiles est non de permettre mais bien de faire accepter à tous les intervenant la variabilité du périmètre du projet. Tout le reste n’est que conséquence et/ou facilitateur .

Quelles conséquences ?

  • Dès lors que nous acceptons la variabilité du périmètre, nous acceptons l’ajustement du périmètre à l’évolution du besoin. Et donc la convergence inévitable du produit vers le besoin ou plus exactement vers la vision que la MOA/le Product Owner en SCRUM a de ce besoin.
  • Nous acceptons également si nécessaire la réduction du périmètre en cours de route et donc la tenue des délais quels qu’ils soient.
  • C’est aussi l’agilité de l’équipe : s’adapter, être multi rôles, se remettre en cause, …

Quels facilitateurs ?

  • Responsabilisation de l’équipe : motivation, engagement sur la qualité
  • Collaboration et interaction : coordination poussée et émergente plutôt que dirigée.

Et puis la confiance. Dans les deux sens. Le projet Agile nécessite la confiance du client vers  l’équipe : l’équipe fera véritablement de son mieux et ne va pas se tourner les pouces. La confiance de l’équipe vers le client : l’équipe de réalisation peut tout lui dire, ses forces, ses faiblesses, ses chiffrages, ses charges, ….

Alors que faut-il en retenir ? Méthodes de développement en V, Y, double-V ou méthodes Agiles : la motivation des équipes de développement autant que de la MOA, la volonté d’aller de l’avant ensemble, la confiance , la souplesse et la flexibilité réciproques sont les facteurs principaux de réussite de nos projets. La révolution des méthodes Agiles est d’institutionnaliser ces facteurs en tant que fondamentaux de ces projets.

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